Une révolution culturelle jamais vue dans l’histoire contemporaine rassemble universités, médias, politiques, géants technologiques, papauté, lobbyistes, artistes et haute finance pour saper peu à peu les bases d’une civilisation occidentale considérée comme patriarcale et héritière d’une longue oppression. Un complot ? Non. Une conjonction d’intérêts qui place au centre une sorte de tyrannie des minorités au détriment d’une majorité silencieuse, coupable d’être simplement elle-même et impuissante.

Cette Internationale des déconstructeurs nous invite, nous les lointains descendants, coupables de crimes imaginaires, à une génuflexion permanente, une repentance systématique afin que nous nous absolvions des crimes de nos ancêtres. Du passé faisons table rase.

Niant en parallèle les racines chrétiennes de l’Occident, cette mouvance s’arc-boute autour d’une série de religions séculières fabriquées : néoféminisme mué en chasse au masculin, anti-racisme absolutiste, théorie du genre, réchauffisme obsessionnel et écologisme totalitaire, internationalisme béat, droit de l’hommisme, dévoiement des droits humains, etc. Ces religions athées s’inscrivent au confluent d’une « convergence des luttes » ou « intersectionnalité » des minorités qui postule par exemple que les femmes sont plus victimes que les hommes du réchauffement climatique. Une série de régressions sociétales (la possibilité d’avorter pour détresse psychologique à quelques semaines de l’accouchement par exemple) sont présentées comme d’invariables victoires progressistes. Le progressisme est désormais l’horizon indépassable. Un progressisme sans limite qui demande chaque jour de nouvelles réformes « humanistes » comme le Dieu Baal des sacrifices humains.

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